Contre le projet de barrage de Belo Monte au Brésil

James Cameron et une indigène lors de sa visite au Brésil
Ce blog est essentiellement consacré au cas Belo Monte qui fait polémique en raison du projet de construction du troisième plus grand barrage au monde. En effet, il est prévu dans cette région d Amazonie de créer ce barrage en 2015. Le Cdhal s associe aux populations autochtones ainsi qu a diverses ONG internationales dans cette lutte contre la concrétisation de ce projet de barrage. Vous pourrez trouvez ici des informations régulières sur le cas Belo Monte ainsi que des articles de presse et des photos vous permettant de suivre l évolution de ce combat.

Commentaires

Environnement, février 2010 :

Portrait de graceamelie

Environnement, février 2010 : Belo Monte, barrage monstrueux ou impératif écologique ?

 

 

Belo Monte sera le troisième plus grand barrage du monde, après les Trois Gorges en Chine et Itaipu à la frontière Brésil-Paraguay. Il sera mis en service en 2014 et, à pleine puissance, injectera 11’000 MW dans le réseau électrique brésilien.Edifié en pleine Amazonie, sur le Rio Xingu, c’est un mastodonte de trop pour les écologistes, « une réalisation indispensable pour l’environnement » rétorquent les initiateurs.

Sur place la population est divisée, quoique plutôt favorable. Pour une fois, la discussion se fait sur des arguments moins tranchés qu’habituellement dans ce genre de dossier.

Antonio Muniz Lopes, Président d’Electrobras a le sentiment de revenir de loin. Voilà 20 ans qu’il se bat pour Belo Monte. Il a même failli recevoir un coup poignard d’un indien lors d’une audience de discussion publique. Mais il a enfin obtenu le feu vert de l’Institut brésilien de l’Environnement, l’IBAMA, un laissez-passer indispensable pour lancer enfin les appels d’offre. Certes, avec 40 conditions impératives à remplir dont le coût additionnel est estimé à 1,5 milliards de R$ (900 millions de CHF / 600 millions d’euros).

Une usine au fil de l’eau, pour limiter l’impact sur l’environnement…
Prétendre que Belo Monte ne laissera pas de traces serait absurde. On n’édifie pas un tel ouvrage sans que cela se voie ! Mais la technologie choisie permet de limiter le réservoir de retenue à 550km2, une surface légèrement plus petite que celle du Lac Léman, nettement inférieure à celle du barrage d’Itaipu (1342km2), pour une puissance à peine moindre (11’200 MW contre 14’000 MW), ou de Tucurui voisin (réservoir, 2’450km2, capacité, 8’000 MW).

Pour en arriver là, 2 canaux de dérivation seront creusés. Il faudra pour cela remuer un volume de terre supérieur à celui du canal de Panama ! Grâce à cette conception, la régulation des eaux de la rivière Xingu permettra de réduire à 16’000 le nombre de personnes vivant dans les zones inondées, qui devront être déplacées. « Des populations pauvres qui habitent des cabanes sur pilotis précaires, envahies par les eaux lors des crues. Leur situation va nettement s’améliorer après leur déménagement », précisent les concepteurs du projet.

… Mais une usine implantée au bout de nulle part.

C’est le reproche majeur fait au barrage par les écologistes. Marcelo Furtado, directeur de Greenpeace Brésil, fustige le fait que les utilisateurs du courant produit par Belo Monte vivent à 5’000 km plus au sud. « Cela représente une perte considérable d’énergie dans la transmission et multiplie les risques de panne électrique géante. Ce modèle de production, vieux de 30 ans, est dépassé. Le Brésil devrait au contraire multiplier les petites usines de proximité et diversifier ses sources d’énergie avec la biomasse et le solaire.
Réponse d’Antonio Muniz Lopes : le site a été particulièrement bien choisi car la rivière Xingu connaît les crues en avril-mai, justement quand les cours d’eau du sud du pays, où se concentrent la plupart des usines hydroélectrique ont un faible débit. « Il y aura donc un mécanisme de compensation qui permettra de fournir assez d’énergie pendant cette période d’étiage. On évitera ainsi la mise en route des centrales thermiques de réserve, qui fonctionne au pétrole, énergie chère et polluante ».

Une population divisée mais plutôt bienveillante.

Reste que le chantier de Belo Monte se situe à 5 heures d’avion-taxi de la ville la plus proche, Altamira. Aucune route n’y conduit et le déplacement, en pleine forêt, de 18 000 ouvriers ne va pas aller de soi.
Reste aussi que le barrage va réduire le débit des eaux, ce qui pourrait avoir des conséquences pour la pêche dans deux réserves indigènes touchées par le projet. « Aucun indien ne sera déplacé, jure Electrobras qui promet de limiter la baisse de volume du Rio Xingu à 2’000 m2/seconde, « bien moins que les 800m2/seconde qui s’écoulent normale en période sèche ». Sauf que ce sera durant une période bien plus longue !

Des garanties insuffisantes pour Don Erwin Krauter, évêque d’Altamira et Président du Conseil Indigéniste Missionnaire : « Belo Monte est une démonstration d’autoritarisme anti-démocratique, tonne-t-il. Les audiences publiques ont toutes été centralisées à Altamira, il n’y en a eu que 4 et elles n’ont jamais permis de prendre en compte e point de vue des indiens. C’est contre la loi, on va continuer à se battre ».

Il n’est pas appuyé, dans sa croisade, par la totalité de ses fidèles. Un observateur, qui veut garder l’anonymat par précaution, prétend même qu’un sondage circule sous le manteau à Altamira. Il révèlerait que la majorité des 100’000 habitants de la ville est favorable au barrage. Il est vrai qu’à la clé, 80’000 emplois indirects devraient être créés par les travaux dans la région!

 

 

Source: http://visionbresil.wordpress.com 

Raoni dernier rempart contre le barrage de Belo Monte...

Portrait de graceamelie

12/05/10 - 12:28

Hier le Forum de la Fnac accueillait Raoni. Grand chef des indiens Kayapos du Xingu en Amazonie. A environ 75 ans, il revient en Europe vingt après sa première venue… Objectif, sensibiliser l’Europe à la sauvegarde de sa terre nourricière et empêcher la construction d’un barrage hydroélectrique à Belo Monte. Par la même occasion il présentait hier « Mémoire d’un chef indien » coécrit avec Jean Pierre Dutilleux. Ambiance !

Par Nicolas Massa


Salle bondée pour un indien dans la ville. Le Forum de la Fnac avait fait le plein hier pour découvrir Raoni emblématique chef des Indiens Kayapos. Première constatation, outre le labret, les boucles d’oreilles et la coiffe en plume jaune, notre Raoni n’a pas échappé aux codes européens… Il porte des baskets Levis, une parka Décathlon et a même commandé un Coca zéro ! Saloperie de mondialisation (peut-être de circonstance me direz-vous !)… Enfin, chacun son point de vu !
Pourtant, notre défenseur de l’Amazonie stigmatisait la jeune génération Kayapos : « ils sont un peu stupides ! Ils se coupent les cheveux, ne porte plus le labret ni même les boucles d’oreille. Ils veulent ressembler à l’homme blanc. » L’homme blanc le combat d’une vie pour Raoni. Non pas qu’il passa sa vie à le chasser. Bien au contraire, son travail de médiateur avec l’homme blanc a été l’un des combats de son existence. Problème ce même « homem branco » a passé son temps à trahir la confiance du chef emblématique pourtant instaurée par les multiples rencontres notamment avec le Président Lula : « J’ai rencontré Lula à Bahia en 2008 pour lui demander de renoncer au barrage. Il m’a dit oui mais m’a menti. C’est pourquoi je veux rencontrer Nicolas Sarkozy pour qu’il puisse convaincre Lula de ne pas construire ce barrage ! Si le barrage est construit il y aura une guerre c’est certain ! » Oui mais intérêts économiques primant, le boss de la patrie Auriverde ne compte pas s’asseoir sur la création de 18 000 emplois potentiels ni même sur l’énergie indispensable à la croissance du pays que produirait ce barrage. Une guerre entre deux mondes qui coexistent mais ne peuvent intrinsèquement pas se comprendre ! D’un côté l’appât du gain, de la croissance toute puissante et du tourbillon libéral d’un monde qui passe la 5ème sans trop regarder les conséquences. De l’autre un homme qui est capable de vous assurer que les rivières doivent couler librement pour pêcher. Ouais la terre ne tourne plus vraiment rond… Ou alors en sens unique !


Source: www.monaco.mc

Raoni,indien Kayapos, est à Lille

Portrait de graceamelie

Raoni,indien Kayapos, est à Lille car sa tribu est menacée par la construction d'un barrage au Brésil.

 

A près de 80 ans, Raoni, vieux-sage fatigué, mène probablement son dernier combat. Sa tribu, les Kayapos, est menacée par la construction d'un barrage, qui doit inonder leurs terres, au Brésil. Les travaux doivent commencer en septembre.

Face à la menace d'extinction de sa culture, c'est avec une émotion particulière que Raoni s'est arrêté au Musée d'histoire naturelle de Lille. L'établissement a dans ses réserves une des collections les plus riches et les plus documentées de France sur les Indiens d'Amazonie.

Ce peuple vieux d'au moins 6.000 ans compte 7.000 membres. Et le Vieux-Chef Raoni prévient : si le barrage se construit, les guerriers indiens sont prêts à prendre leurs armes.

 

(Pas de sujet)

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Nous irons tuer les Blancs qui construisent ce barrage

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Brésil | Le chef indien Raoni se dit prêt "à la guerre" contre le projet de barrage hydroélectrique de Belo Monte en Amazonie brésilienne. Il l'a déclaré dans un entretien diffusé hier soir sur TF1.


"J'ai demandé à mes guerriers de se préparer à la guerre, j'en ai parlé aussi aux tribus du Haut Xingu. Nous ne nous laisserons pas faire. Nous irons tuer les Blancs qui construisent ce barrage", déclare-t-il aux journalistes de l'émission "Sept à huit" de TF1, venus l'interviewer dans son village d'Amazonie.

"Il est temps que l'on récupère ce qui nous appartient", affirme le chef de la tribu Kayapos, rendu célèbre en 1989 par le chanteur Sting qui avait soutenu son combat pour la défense de l'Amazonie.

Raoni, de son vrai nom Ropni Metuktire, "implore Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy afin (qu'ils) empêchent le président brésilien de construire ce barrage sur le Rio Xingu", un affluent de l'Amazone. Quelque 500 km2 de forêt serait inondés et 20.000 personnes forcées à quitter la région.

Troisième plus grand au monde

Après vingt ans de controverses, la justice fédérale brésilienne a donné son feu vert le 16 avril à la construction du barrage de Belo Monte qui deviendra en 2015, date prévue de son inauguration, le troisième plus grand barrage hydroélectrique au monde (11.000 MW), derrière celui des Trois Gorges en Chine (18.000 MW) et celui d'Itaipu (14.000 MW), à la frontière entre le Brésil et le Paraguay.

Raoni est attendu lundi à Paris pour la promotion de son livre intitulé "Les Mémoires d'un chef indien". Il devrait rencontrer le président Sarkozy et son prédécesseur Jacques Chirac qui a écrit la préface du récit.

Les indiens d'Amazonie et les écologistes mobilisés contre le barrage de Belo Monte ont reçu de nombreux soutiens, notamment celui du réalisateur d'"Avatar", James Cameron. Le Canadien s'est rendu en avril à Brasilia et a demandé au président Luiz Inacio Lula da Silva d'assumer un rôle de "héros" en annulant la construction du barrage de Belo Monte.

 

 

Source:  www.24heures.ch 
 

Le barrage de Belo Monte en Amazonie vivement contesté

Portrait de graceamelie

03.02.10 - 12:08

Les écologistes, le chanteur Sting et les indiens des rives du Xingu, un affluent de l'Amazone, dénoncent le projet le plus controversé du gouvernement du président Luiz Inacio Lula da Silva: le barrage de Belo Monte qui sera le troisième plus grand au monde.

Le gouvernement brésilien a donné lundi son feu vert environnemental à la construction de l'usine hydroélectrique de Belo Monte, située dans l'Etat amazonien du Para.

Il lancera en avril l'appel d'offre pour cette usine dont le coût est évalué à 11 milliards de dollars et dont la capacité de production sera de 11 000 MW.

Ce sera le deuxième plus grand barrage du Brésil, après Itaipu (14 000 MW), dans le sud du pays, et le troisième au monde après le barrage des Trois Gorges, en Chine (18 000 MW).

Mais ce projet, qui inondera quelque 500 Km2 de terres, est très critiqué pour ses conséquences sur l'environnement et les populations indigènes qui vivent sur les 100 km de rives du Xingu, dans la région d'Altamira.

Le chanteur britannique Sting avait ainsi invité sur scène le célèbre cacique indigène Raoni pour dénoncer Belo Monte, lors d'un concert l'an dernier à Sao Paulo.

"C'est un projet qui ne bénéficie qu'aux entreprises. Au contraire de ce qu'ils disent, ce n'est pas de l'énergie propre: il génère du gaz méthane qui provoque le changement climatique et il va déplacer 30 000 habitants", a déclaré à l'AFP Antonia Melo du Mouvement Xingu Vivo auquel appartiennent 150 organisations indigènes et sociales.

L'un des plus farouches opposants au projet est l'évêque de la région, Mgr Erwin Kräutler: "le projet sous-estime complètement les conséquences qui seront irréversibles. Lula avait promis le dialogue avec la population, mais il n'y a pas eu de dialogue".

Les communautés locales redoutent que le faible débit des eaux en été oblige la construction d'autres barrages. Les habitants ont annoncé des manifestations et des actions en justice.

"Le ministère public remet aussi en question ce projet qui doublera la population locale avec l'arrivée d'au moins 85 000 personnes à la recherche de travail", ce qui signifie plus de déforestation, a affirmé à l'AFP le procureur Ubiratan Gazetta.

Le gouvernement brésilien qui construit deux autres barrages sur le Rio Madeira, en Amazonie, assure que le projet est écologique.

"Il s'agit sans aucun doute de la licence environnementale la plus exigeante de l'histoire. L'entreprise (qui gagnera l'appel d'offres) devra dépenser 800 millions de dollars en compensations", notamment pour la préservation des terres indigènes, a dit le ministre de l'Environnement Carlos Minc.

L'expert en énergie Adriano Pires estime que "Belo Monte assure la production d'une énergie propre" au moment où le Brésil doit faire face à une hausse de 5% de sa consommation d'électricité par an pour soutenir sa croissance.

"En Allemagne, toujours cité comme exemple, 10% de l'énergie provient de sources renouvelables alors qu'au Brésil, les centrales hydroélectriques produisent 90% de l'électricité. Nous ne pouvons y renoncer et c'est pourquoi Belo Monte est important".

Source: RTBF.be

Le barrage de Belo Monte en Amazonie vivement contesté

Portrait de graceamelie

03.02.10 - 12:08

Les écologistes, le chanteur Sting et les indiens des rives du Xingu, un affluent de l'Amazone, dénoncent le projet le plus controversé du gouvernement du président Luiz Inacio Lula da Silva: le barrage de Belo Monte qui sera le troisième plus grand au monde.

Le gouvernement brésilien a donné lundi son feu vert environnemental à la construction de l'usine hydroélectrique de Belo Monte, située dans l'Etat amazonien du Para.

Il lancera en avril l'appel d'offre pour cette usine dont le coût est évalué à 11 milliards de dollars et dont la capacité de production sera de 11 000 MW.

Ce sera le deuxième plus grand barrage du Brésil, après Itaipu (14 000 MW), dans le sud du pays, et le troisième au monde après le barrage des Trois Gorges, en Chine (18 000 MW).

Mais ce projet, qui inondera quelque 500 Km2 de terres, est très critiqué pour ses conséquences sur l'environnement et les populations indigènes qui vivent sur les 100 km de rives du Xingu, dans la région d'Altamira.

Le chanteur britannique Sting avait ainsi invité sur scène le célèbre cacique indigène Raoni pour dénoncer Belo Monte, lors d'un concert l'an dernier à Sao Paulo.

"C'est un projet qui ne bénéficie qu'aux entreprises. Au contraire de ce qu'ils disent, ce n'est pas de l'énergie propre: il génère du gaz méthane qui provoque le changement climatique et il va déplacer 30 000 habitants", a déclaré à l'AFP Antonia Melo du Mouvement Xingu Vivo auquel appartiennent 150 organisations indigènes et sociales.

L'un des plus farouches opposants au projet est l'évêque de la région, Mgr Erwin Kräutler: "le projet sous-estime complètement les conséquences qui seront irréversibles. Lula avait promis le dialogue avec la population, mais il n'y a pas eu de dialogue".

Les communautés locales redoutent que le faible débit des eaux en été oblige la construction d'autres barrages. Les habitants ont annoncé des manifestations et des actions en justice.

"Le ministère public remet aussi en question ce projet qui doublera la population locale avec l'arrivée d'au moins 85 000 personnes à la recherche de travail", ce qui signifie plus de déforestation, a affirmé à l'AFP le procureur Ubiratan Gazetta.

Le gouvernement brésilien qui construit deux autres barrages sur le Rio Madeira, en Amazonie, assure que le projet est écologique.

"Il s'agit sans aucun doute de la licence environnementale la plus exigeante de l'histoire. L'entreprise (qui gagnera l'appel d'offres) devra dépenser 800 millions de dollars en compensations", notamment pour la préservation des terres indigènes, a dit le ministre de l'Environnement Carlos Minc.

L'expert en énergie Adriano Pires estime que "Belo Monte assure la production d'une énergie propre" au moment où le Brésil doit faire face à une hausse de 5% de sa consommation d'électricité par an pour soutenir sa croissance.

"En Allemagne, toujours cité comme exemple, 10% de l'énergie provient de sources renouvelables alors qu'au Brésil, les centrales hydroélectriques produisent 90% de l'électricité. Nous ne pouvons y renoncer et c'est pourquoi Belo Monte est important".

Source: RTBF.be

Lettre de James Cameron au président Lula

Portrait de graceamelie

James Cameron, réalisateur d’”Avatar”, écrit au président brésilien Lula pour protéger l’Amazonie
In Actions, Deforestation on 18 avril 2010 at 18:09

En voici sa traduction :

Lettre de James Cameron au président Luis Inácio Lula da Silva

8 avril 2010

Votre Excellence, le Président Luis Inacio Lula da Silva,

Je vous écris en tant que citoyen de la Terre, et au nom de mes enfants et des générations futures du monde entier.

Je ne suis pas un leader politique ou un homme d’affaires, je suis un cinéaste dont les deux derniers films ont été les deux plus grands succès au box-office de l’histoire. Le plus récent, “Avatar” a fait jusqu’à présent 2,7 milliard de recette, près d’un milliard de plus que mon précédent “Titanic”.

Comme vous le savez peut-être, “Avatar” est un film sur la destruction de l’environnement naturel causée par la volonté d’expansion des intérêts industriels, et ses répercussions sur les populations autochtones. Le film nous invite tous à examiner nos valeurs, et à renouer avec eux et avec le monde naturel. Son succès sans précédent indique que partout dans le monde les gens s’intéressent et réfléchissent à ces questions, comme jamais auparavant. “Avatar” est le film qui a fait le plus grand nombre d’entrées au Brésil, ainsi que dans de nombreux autres pays.
Je sais que les brésiliens sont profondément préoccupés par la préservation de leur merveilleuse forêt et la protection des populations autochtones qui y vivent. Historiquement vous avez conduit votre pays à des initiatives visant à limiter la déforestation et à protéger les droits des peuples autochtones.
Vous avez aujourd’hui une grande chance, en tant que leader mondial, de prendre des mesures décisives, dans l’immédiat et à court terme, afin de démontrer l’engagement du Brésil sur ces questions vitales. Je fais allusion au projet de barrage de Belo Monte, qui fera l’objet d’appel d’offres le 20 avril. Je crois fermement que ce projet ne devrait pas être concrétisé, et je fais appel à vous, en me référant à la logique et la compassion, pour intercéder afin d’empêcher sa progression.
Vous pouvez vous interroger sur mon implication sur cette question en tant que non-brésilien, mais je crois que ces questions nous touchent tous, partout dans le monde. En outre, en qualité d’auteur d’ “Avatar”, qui est devenue un catalyseur pour de nombreuses ONG traitant de ces questions, je crois avoir le devoir et la responsabilité d’apporter mon soutien aux peuples autochtones dont mon film symbolise le sort.

Je me suis rendu récemment au Brésil, et visité la région de la Volta Grande sur la rivière Xingu, pour voir par moi-même l’impact potentiel du projet du barrage de Belo Monte. Après un briefing approfondi par des experts de plusieurs ONG brésiliennes qui ont étudié ce projet, je crois avoir acquis une bonne compréhension de l’impact de Belo Monte au niveau régional et mondial. En outre, j’ai rencontré 80 dirigeants représentant 13 différentes communautés autochtones qui sont directement ou indirectement menacées par le barrage dans le Bas-Xingu. Ces dirigeants avaient voyagé pendant cinq jours en bateau pour se rassembler au village d’Arara sur la Grande-Volta, et j’ai eu le privilège d’entendre leurs préoccupations de première main. Ils craignent profondément l’impact de ce barrage sur leur vie, et nous sommes certains qu’il mettra un terme à leur mode de vie. Ils sont prêts à faire tout leur possible pour lutter contre le barrage, y compris sacrifier leur vie si nécessaire. Ce fut une rencontre riche en émotions, et je me sentais obligé, à partir de ce moment, de faire tout mon possible pour éviter la construction de ce barrage.

Il existe de nombreux arguments logiques contre ce barrage.

Le barrage de Belo Monte va inonder plus de 500 km2 de terres, et détourner près de la totalité du débit du Xingu à travers deux canaux artificiels jusqu’à la centrale du barrage. Ce qui laissera les communautés autochtones sur un tronçon de 100 km de la Grande-Volta sans eau, ni poisson, ou moyen de transport fluvial.

L’abaissement de la nappe phréatique détruirait la production agricole de la région, touchant les agriculteurs, autochtones et non autochtones, ainsi que la qualité de l’eau. Selon toute probabilité, les forêts tropicales humides de cette région ne pourraient pas survivre.

La formation de petites mares d’eau stagnante dans les rochers de la Grande-Volta présentera un environnement de choix pour la prolifération du paludisme et autres maladies d’origine hydrique.

Les Communautés situées en amont, y compris les Indiens Kayapó, subiront la perte d’espèces de poissons migrateurs qui sont une partie essentielle de leur alimentation.
En plus de ces effets dévastateurs, quelque 20.000 personnes seront forcées de quitter leurs foyers, y compris les habitants de la ville d’Altamira, qui sera partiellement inondée.

J’ai également rencontré des dirigeants communautaires à Altamira, y compris des avocats, des environnementalistes, des universitaires et même l’évêque d’Altamira, Dom Erwin Kreutler. J’ai entendu leurs préoccupations déchirantes. Le peuple d’Altamira devra faire face à l’inondation de leurs maisons, une augmentation des maladies de l’eau stagnante, et un afflux de cent mille travailleurs, sans avoir l’infrastructure nécessaire pour les soutenir.

Le barrage de Belo Monte produira seulement 20% de sa capacité pendant les mois où le Xingu est faible. Il ne donnera son plein potentiel que si les barrages supplémentaires sont construits en amont pour réguler le débit de la rivière tout au long de l’année, et l’impact pour toute la région du Xingu de ces barrages sera dévastateur, tant pour les populations autochtones que pour la forêt tropicale. Belo Monte n’est que le premier d’une série de dominos qui condamnent l’ensemble du bassin du Xingu.
Le barrage de Belo Monte est financé et subventionné par le contribuable brésilien, et pourtant une faible partie de son énergie bénéficiera au grand public. La plus grand partie sera consommée par les fonderies d’aluminium à proximité, qui emploient très peu de gens par rapport aux mégawatts d’énergie consommée, et dont le produit sera exporté.

Je crois que le public brésilien n’est pas au courant de cela. En fait, les besoins en énergie du Brésil seraient mieux satisfaits en investissant une fraction du coût de ces projets dans des énergies alternatives comme le vent et le solaire. Une étude du WWF-Brésil publiée en 2007 a montré qu’en 2020 le Brésil pourrait réduire la demande prévue en l’électricité de 40% en investissant dans des énergies alternatives efficaces. L’énergie ainsi produite serait équivalente à celle prévue pour être produite par le projet Belo Monte, et permettrait au Brésil d’économiser autour de 33 milliards de dollars.

Le Brésil se situe à l’interface tectoniques entre le monde moderne technologique et le monde naturel, qui est assiégé. Je crois qu’ en tant que leader mondial, vous avez une occasion sans précédent de prendre position et d’être perçu comme un héros pour le 21e siècle, en guidant le Brésil vers une vision durable de l’avenir. Belo Monte est un projet archaïque, basé sur des solutions du 20e siècle. Voir les rivières du Brésil en tant qu’énergie liquide est une vision obsolète. Si les rivières sont les artères qui véhiculent la vie au Brésil, alors les barrages en sont les caillots de sang, ce qui cause crises cardiaques et accidents vasculaires cérébraux. Un barrage comme celui de Belo Monte est très éloigné de donner de l’énergie propre, à une époque de réchauffement de la planète. Ses zones inondées libéreront d’énormes quantités de méthane, qui est 20 fois plus puissant comme gaz à effet de serre que le CO2, contribuant davantage au réchauffement climatique que les centrales à charbon de puissance équivalente.
Le Brésil, situé géographiquement à cheval sur l’équateur, reçoit donc beaucoup plus de rayonnement solaire que des pays comme l’Allemagne, qui sont, paradoxalement, les leaders en énergie solaire. Votre nation pourrait être un exemple pour le monde entier concernant la façon dont une économie en croissance rapide peut trouver l’équilibre avec la responsabilité environnementale.

Je crois aussi que le reste du monde industriel doit aider le Brésil, financièrement, à la conservation de ses forêts tropicales. L’Amérique du Nord représente 3,5% de la population mondiale, et utilise 25% de son énergie, avec la contribution correspondante aux changements climatiques mondiaux. L’Amérique du Nord doit prendre la responsabilité de sa part de réchauffement, et aider financièrement, en vertu d’un traité de crédit de carbone comme le REDD, ou un autre mécanisme. Il s’agit d’un problème mondial, et tous les leaders d’opinion doivent coopérer pour trouver une solution. Je vais user de mon influence dans les médias pour promouvoir cette idée, dans le cadre d’une solution globale au réchauffement climatique. Mais le Brésil doit être irréprochable moralement pour que cette idée soit acceptée.

J’ai donné quelques-unes des raisons logiques contre le barrage, mais les raisons les plus convaincantes sont émotionnelles. Nous voulons tous que nos enfants et les générations futures héritent d’un monde qui ait des chances de survie. Pour ce faire, nous devons changer les vieilles habitudes, et prendre des décisions reposant sur une vision durable du progrès. Les peuples autochtones vivent avec peu d’impact négatif pour leur environnement, et nous devons apprendre de leur sagesse. Nous devons nous demander: «Quel genre d’ancêtres voulons-nous être?”
Je soupçonne que vous me considérez comme un étranger ingérant qui ne comprend pas les réalités politiques de votre pays. Mais je me soucie profondément de l’avenir pour nous tous, et me sent obligé de parler. Ce serait un grand honneur pour moi de pouvoir discuter de ces questions directement avec vous. Je suis de retour au Brésil pour promouvoir la sortie DVD de “Avatar”, du 10 au 14 avril. Si vous avez un moment dans votre emploi du temps, je viendrai à Brasilia instantanément.

Malgré tout, j’espère que cette lettre ne vous a pas offensée, mais a simplement ajouté une voix à votre conscience.

Avec le plus grand respect,

James Cameron

 

 

Source:        http://collectifgalbaoguyane.wordpress.com  

Manifestation à New York contre le projet de barrage de B.Monte

Portrait de graceamelie


NEW YORK (AFP) - 28.04.2010 21:35

L'actrice américaine Sigourney Weaver a manifesté mercredi à New York aux côtés de dizaines de chefs indigènes venus de plusieurs pays contre la construction du barrage géant de Belo Monte au Brésil, qui, selon eux, nuira aux peuples de la jungle amazonienne.


"A notre époque le développement doit aller de pair avec l'éthique", a dit l'actrice aux journalistes devant la mission permanente du Brésil auprès de l'ONU, estimant que le projet répondait "à un modèle obsolète pour obtenir de l'énergie".

La justice fédérale brésilienne a donné son feu vert le 16 avril à la construction du barrage de Belo Monte sur le Rio Xingu, qui deviendrait le troisième plus grand barrage hydroélectrique au monde. Les travaux doivent débuter au plus tard en septembre, en dépit de la farouche opposition d'indiens, d'écologistes et de stars.

Le réalisateur canadien "James Cameron nous a proposé de nous joindre à cette cause qui est en fait une sorte d'+Avatar+ de la vie réelle", a dit Sigourney Weaver.

"Avatar" est le dernier film de James Cameron, dans lequel Sigourney Weaver endosse le rôle d'une scientifique. Dans cette fresque écologique au succès mondial, des indigènes défendent au prix de leur vie leur planète contre les assauts d'une entreprise minière sans scrupules.

"Si ce barrage devait être construit, la vie des peuples indigènes de la zone serait en péril", a dit de son coté à la presse Pepe Luis Achaco, responsable de l'éthnie de l'Amazonie équatorienne Shuar.

Belo Monte est censé devenir le troisième barrage le plus grand au monde (11.000 MW), derrière celui des Trois Gorges en Chine (18.000 MW) et celui d'Itaipu (14.000 MW) à la frontière entre le Brésil et le Paraguay.

 

 

Source: TV5 Monde

Des indigénes vont occuper le terrain de Belo Monte

Portrait de graceamelie

BRASILIA (Brésil) (AFP) - 21.04.2010 20:06

 

Des groupes indigènes du Brésil vont occuper le terrain où le gouvernement veut construire le barrage de Belo Monte, censé devenir le troisième plus grand du monde et qu'ils jugent dévastateur pour l'environnement, a indiqué mercredi à l'AFP le cacique Luiz Xipaya.

Des groupes indigènes du Brésil vont occuper le terrain où le gouvernement veut construire le barrage de Belo Monte, censé devenir le troisième plus grand du monde et qu'ils jugent dévastateur pour l'environnement, a indiqué mercredi à l'AFP le cacique Luiz Xipaya.


Le lancement de l'appel d'offres pour un gigantesque barrage en Amazonie était mardi en suspens après qu'Indiens et écologistes ont intensifié leur bataille judiciaire contre ce projet qui, selon eux, menace l'intégrité de l'Amazonie.
AFP - Gustavo Izús

Des groupes indigènes du Brésil vont occuper le terrain où le gouvernement veut construire le barrage de Belo Monte, censé devenir le troisième plus grand du monde et qu'ils jugent dévastateur pour l'environnement, a indiqué mercredi à l'AFP le cacique Luiz Xipaya.

"Les embarcations sont en train de partir et nous nous attendons à ce que demain (jeudi) le territoire soit occupé. Nous construirons là-bas un village permanent et nous ne sortirons pas de là tant que le projet sera à l'ordre du jour", a dit Luiz Xipaya par téléphone.

Des écologistes, indigènes et habitants de la région, soutenus par l'Eglise catholique et des personnalités internationales comme le chanteur Sting, le réalisateur d'Avatar James Cameron ou l'actrice Sigourney Weaver, ont perdu mardi la bataille judiciaire qu'ils avaient engagée pour que le projet soit annulé.

Un consortium brésilien, Norte Energia, dirigé par une filiale de la compagnie publique Electrobras, a effectivement remporté l'appel d'offres pour la construction du gigantesque barrage en Amazonie à l'issue d'une bataille judiciaire à rebondissements.

"Les peuples indigènes se sentent menacés par ce projet et sont très agités", a expliqué le cacique, qui préside le Conseil indigène local.

Environ 150 indigènes s'installeront sur les lieux "mais pour la fin du mois nous voulons être 500 et demander des renforts", a dit Xipaya. "Notre objectif est d'y installer mille indiens", a-t-il ajouté.

"Tous ceux qui aiment la nature et veulent se joindre à notre cause seront entendus", a dit Xipaya.

La centrale hydroélectrique est censée devenir la troisième plus grande au monde, derrière le barrage des Trois Gorges en Chine (18.000 MW) et celui d'Itaipu (14.000 MW) à la frontière avec le Brésil et le Paraguay.

Des procureurs locaux avaient estimé que le projet est une "atteinte aux lois de l'environnement" et suscite "des doutes sur le respect à la biodiversité et la survie" de 12.000 familles qui vivent dans la région.

Le gouvernement du président Luiz Inacio Lula da Silva assure que le projet n'a pas d'impact sur les terres où vivent les indiens.

Il fait valoir que le barrage est indispensable pour répondre aux besoins énergétiques du pays, qui doivent être multipliés par 2,5 d'ici à 2030.

Sa construction est défendue par une partie de la population locale qui espère bénéficier des 18.000 emplois directs et 80.000 indirects qui seront générés par le projet, selon le gouvernement.

Pour un coût de construction de 11,2 milliards de dollars, Belo Monte devrait produire dans dix ans 11.000 MW, de quoi alimenter 20 millions de foyers.

 

 

Source: TV5 Monde

Des indigénes vont occuper le terrain de Belo Monte

Portrait de graceamelie

BRASILIA (Brésil) (AFP) - 21.04.2010 20:06

 

Des groupes indigènes du Brésil vont occuper le terrain où le gouvernement veut construire le barrage de Belo Monte, censé devenir le troisième plus grand du monde et qu'ils jugent dévastateur pour l'environnement, a indiqué mercredi à l'AFP le cacique Luiz Xipaya.

Des groupes indigènes du Brésil vont occuper le terrain où le gouvernement veut construire le barrage de Belo Monte, censé devenir le troisième plus grand du monde et qu'ils jugent dévastateur pour l'environnement, a indiqué mercredi à l'AFP le cacique Luiz Xipaya.


Le lancement de l'appel d'offres pour un gigantesque barrage en Amazonie était mardi en suspens après qu'Indiens et écologistes ont intensifié leur bataille judiciaire contre ce projet qui, selon eux, menace l'intégrité de l'Amazonie.
AFP - Gustavo Izús

Des groupes indigènes du Brésil vont occuper le terrain où le gouvernement veut construire le barrage de Belo Monte, censé devenir le troisième plus grand du monde et qu'ils jugent dévastateur pour l'environnement, a indiqué mercredi à l'AFP le cacique Luiz Xipaya.

"Les embarcations sont en train de partir et nous nous attendons à ce que demain (jeudi) le territoire soit occupé. Nous construirons là-bas un village permanent et nous ne sortirons pas de là tant que le projet sera à l'ordre du jour", a dit Luiz Xipaya par téléphone.

Des écologistes, indigènes et habitants de la région, soutenus par l'Eglise catholique et des personnalités internationales comme le chanteur Sting, le réalisateur d'Avatar James Cameron ou l'actrice Sigourney Weaver, ont perdu mardi la bataille judiciaire qu'ils avaient engagée pour que le projet soit annulé.

Un consortium brésilien, Norte Energia, dirigé par une filiale de la compagnie publique Electrobras, a effectivement remporté l'appel d'offres pour la construction du gigantesque barrage en Amazonie à l'issue d'une bataille judiciaire à rebondissements.

"Les peuples indigènes se sentent menacés par ce projet et sont très agités", a expliqué le cacique, qui préside le Conseil indigène local.

Environ 150 indigènes s'installeront sur les lieux "mais pour la fin du mois nous voulons être 500 et demander des renforts", a dit Xipaya. "Notre objectif est d'y installer mille indiens", a-t-il ajouté.

"Tous ceux qui aiment la nature et veulent se joindre à notre cause seront entendus", a dit Xipaya.

La centrale hydroélectrique est censée devenir la troisième plus grande au monde, derrière le barrage des Trois Gorges en Chine (18.000 MW) et celui d'Itaipu (14.000 MW) à la frontière avec le Brésil et le Paraguay.

Des procureurs locaux avaient estimé que le projet est une "atteinte aux lois de l'environnement" et suscite "des doutes sur le respect à la biodiversité et la survie" de 12.000 familles qui vivent dans la région.

Le gouvernement du président Luiz Inacio Lula da Silva assure que le projet n'a pas d'impact sur les terres où vivent les indiens.

Il fait valoir que le barrage est indispensable pour répondre aux besoins énergétiques du pays, qui doivent être multipliés par 2,5 d'ici à 2030.

Sa construction est défendue par une partie de la population locale qui espère bénéficier des 18.000 emplois directs et 80.000 indirects qui seront générés par le projet, selon le gouvernement.

Pour un coût de construction de 11,2 milliards de dollars, Belo Monte devrait produire dans dix ans 11.000 MW, de quoi alimenter 20 millions de foyers.

 

 

Source: TV5 Monde