Libre-échange Canada/Colombie : Rencontrez votre députéE pour lui faire part de vos préoccupations

 

Nous vous proposer ici un mode d'emploi pour rencontrer votre députéE fédéralE pour lui faire part de vos préoccupations face à l'Accord de libre-échange Canada-Colombie et votre opposition à ce qu'il soit signé.

Nous vous invitons à télécharger le mode d'emploi et à le diffuser à vos amiEs.

Si vous désirez être accompagnéE lors de votre rencontre par un membre du collectif SOS-Colombie, avisez-nous.

Informez-nous des contacts que vous aurez faits auprès de votre députéE et de sa réponse.

 
1. Quel est le problème?
 
Le 21 novembre 2008, le premier ministre du Canada, Stephen Harper a signé avec le président de la Colombie, Alvaro Uribe Vélez, un accord de libre-échange entre les deux pays qui entrera en vigueur dès sa ratification par le Parlement canadien. Il s’agit d’une situation extrêmement préoccupante car l’accord a été négocié, conclu et signé en faisant fi des protestations des organisations de défense des droits humains tant colombiennes que canadiennes face à la grave situation de violence qui existe en Colombie et de l’impunité qui l’accompagne, contrairement à ce que soutient le président Uribe. Dans ce contexte, le Canada s’engage dans une voie contraire à sa tradition de respect des traités internationaux en matière de droits humains.
 
Les effets du conflit armé colombien se sont aggravés depuis 2007 : le nombre de massacres a augmenté de 5 %, les homicides de maires municipaux et anciens maires sont en hausse de 200 %, les homicides à l’encontre de membres de communautés autochtones de 18 %, les assassinats de syndicalistes, autres que ceux du secteur de l’éducation, de 117 %.
 
Or ces graves violations des droits humains demeurent, à ce jour, dans la plus grande impunité. Au cours des deux premiers mois de 2009, quatre syndicalistes et des leaders indigènes ont été assassinés. Il est préoccupant que, dans des localités où des compagnies minières canadiennes sont présentes, des actes d’intimidation aient été commis et que des menaces de mort aient été proférées contre ceux et celles qui s’opposent à cette présence.
 
Les syndicalistes sont les premières victimes de menaces mais le harcèlement et la répression sous forme de lettres de menaces, de disparitions et de déplacements forcés des populations touchent aussi les paysans, les femmes et les indigènes. Après le Soudan, la Colombie a le plus grand nombre de personnes déplacées à cause des groupes armés. Cette recrudescence de la stratégie d’élimination des opposantEs est tangible sur le terrain. Il est révoltant de constater que des compagnies canadiennes, notamment du secteur minier, investissent en Colombie dans des projets ayant des impacts dévastateurs autant sur le plan environnemental que social.
 
En octobre 2008, la police et l’armée ont durement réprimé une marche des indigènes colombiens (plus de 30 000 ont marché vers la capitale) qui réclamaient le respect de leurs droits et de leurs terres. Notamment, dans cette situation, trois indigènes d’organisations partenaires de Développement et Paix ont été assassinés. Par la suite, plusieurs autres indigènes ont été tués.
 
Les groupes paramilitaires ont également proféré des menaces à l’encontre de plusieurs ONGs nationales et internationales, de dirigeants sociaux, d’organisations autochtones, d’agences des Nations unies, d’ambassades et de programmes de coopération qui accompagnent les victimes de la répression. Or, dans ce contexte, le président Uribe fait la promotion de l’intolérance et de la violence face à l’opposition politique, dénonce même toute analyse critique de son gouvernement. Ces données indiquent que la démocratie colombienne affronte des problèmes de fond associés au non-respect par l’État colombien de ses engagements internationaux en matière de droits humains. La coopération et le commerce international ne doivent pas contribuer à renforcer cette situation.
 
 
 
2. Quelles sont nos demandes?
 
Nous demandons aux parlementaires canadiens :

- de ne pas ratifier l’Accord de libre-échange ;
- d’entreprendre une étude exhaustive des impacts d’un accord commercial en matière de droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux, conformément aux recommandations formulées par le Comité permanent du Commerce international du Parlement en juin 2008.
 
 
 
3. Que puis-je faire?
 
Lorsque nous sommes témoin d’injustices, il faut les dénoncer et chercher à corriger les situations. C’est précisément le but de cette campagne. Mais à qui faut-il s’adresser?
 
En régime démocratique, les outils pour faire connaître notre opposition à une politique ou à une décision sont variés. La rédaction d’une lettre de protestation, l’organisation d’une manifestation publique, la tenue d’une conférence de presse, la récolte de signatures au bas d’une pétition, ce sont là différents moyens qui peuvent sensibiliser les personnes dirigeantes et modifier l’état des choses.
 
Un autre moyen est d’entreprendre une action de plaidoyer.
 
Nous sommes convaincuEs que des rencontres ou, au moins, des contacts avec plusieurs députés de la Chambre des communes auront un impact positif sur les problèmes soulevés dans nos revendications mais, surtout, sur les conditions de vie de milliers de Colombiens et Colombiennes.
 
4. Pourquoi avoir une rencontre avec notre députéE?
 
Les dossiers qui concernent le commerce outre-frontières, le développement international et les affaires étrangères relèvent du gouvernement fédéral, de ses ministères et de ses institutions.
 
À Ottawa, les 308 parlementaires qui siègent à la Chambre des communes sont appelés à étudier, à amender et à voter des lois et règlements qui touchent précisément ces enjeux. Il est donc essentiel que ces personnes élues par la population soient sensibilisées au fait que les lois qu’elles examinent peuvent avoir des conséquences directes, tragiques ou bénéfiques, sur les conditions de vie des populations du Sud.      

 
 
5. Qui est mon/ma députéE?
 
Vous connaissez sans doute le nom de votre représentantE à la Chambre des communes. Mais connaissez-vous l’adresse de son bureau de circonscription? Le numéro de téléphone où l’on peut le joindre? Son adresse courriel?
 
Voici le lien pour trouver ces coordonnées :
Cette page identifie le nom et les coordonnées de votre députéE grâce au code postal de votre résidence.
 
 

6. Comment contacter mon député, ma députée?
 
On peut écrire ou téléphoner au personnel du bureau de comté afin d’obtenir un rendez-vous. On peut y aller seulE ou en délégation.
 
On précise alors qu’on souhaite discuter avec le député ou la députée sur la question de l’Accord de libre-échange avec la Colombie que le gouvernement du Canada s’apprête à ratifier avec le gouvernement colombien.
 
Il est préférable de ne pas tout dévoiler lors de cet appel téléphonique ou dans cette missive. Si l’on confie aux attachéEs politiques du députéE nos demandes précises, il est probable qu’il vous dira qu’il n’est pas nécessaire de vous rencontrer, que votre représentantE aux Communes, dispose alors de toutes les informations pertinentes.
 
  
 

7. Mon député a-t-il une opinion sur le sujet?
 
Impossible pour unE députéE d’avoir des opinions sur tout. On peut même penser que la plupart ont une connaissance limitée de la réalité colombienne, du contenu de l’Accord de libre-échange Canada/Colombie ou du comportement de l’industrie minière canadienne à l’étranger.
 
Effectuez malgré tout une petite vérification. Le site web de la Chambre des communes offre une présentation de chacunE des 308 éluEs.
 
Détail intéressant, chaque présentation indique à quels comités de la Chambre des communes participe le député ou la députée que vous allez rencontrer. S’il participe aux délibérations du Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international, il est fort probable qu’il connaisse bien ce dossier, qu’il ait une opinion à ce sujet ou qu’il ait déjà été sensibilisé à la question. Ces personnes doivent absolument être rencontrées!
 
 

8. Comment se déroule une telle rencontre?
 
Une telle rencontre dure normalement entre trente et soixante minutes.
 
Après les présentations, on insistera sur le fait que les personnes présentes habitent la circonscription électorale et sont donc des électeurs et des électrices. Une personne présente le motif de la rencontre et indique ce qu’on attend du député ou de la députée.
 
Le parlementaire doit disposer d’un bon moment pour poser des questions et donner sa propre opinion. Il pourrait même suggérer des actions possibles. Il est aussi possible que votre éluE localE soit contre de telles demandes et l’exprime avec conviction. Il pourrait notamment considérer que le libre-échange est un instrument qui pourrait améliorer la situation des droits humains en Colombie. L’expérience du Mexique prouve tout le contraire. Votre députéE pourrait également affirmer que c’est plutôt au pays d’accueil de veiller au respect des droits humains ou de protéger l’environnement.
 
Dans un tel cas, expliquez votre désaccord et celui des signataires de votre missive ou pétition de manière posée et polie.
 
En fin de rencontre, on doit s’assurer d’obtenir un engagement de la part du représentant ou de la représentante à la Chambre des communes. Cet engagement peut prendre plusieurs formes. On pourrait lui demander d’intervenir à la Chambre des communes ou d’en discuter avec les membres de son parti. Lorsque se termine la rencontre, avant les remerciements, on résume les engagements pris lors de cet échange.
 

9. Comment bien m’y préparer?
 
** Relisez les documents.
** Dressez une liste de questions auxquelles vous pourriez être appelés à répondre.
** Préparez un aide-mémoire.
 
 

10. Quels sont les trucs à ne pas oublier?
 
Voici quelques conseils. La plupart semblent aller de soi mais nous croyons pertinent de les indiquer.
 
a)  Gardez votre calme. Gardez en mémoire que vous rencontrez votre représentant, celui ou celle qui parle et agit en votre nom à Ottawa.

b)     
N’arrivez pas en retard. Cela créerait une tension inutile.

c)      
Demeurez poli même si le ou la députéE manifeste son désaccord ou même son agacement devant vos demandes. Vous exprimez les points de vue d’un grand nombre de personnes.

d)     
La durée de la rencontre a probablement déjà été fixée à l’avance.
Respectez cette durée.

e)     
N’occupez pas tout le temps. Après avoir présenté la situation, permettez à votre députéE de donner sa vision de la problématique.

f)      
S’il ne connaît pas ce dossier, l’éluE localE demandera inévitablement :« Qu’attendez-vous de moi? Quel rôle puis-je jouer? » Soyez prêtEs à suggérer des réponses, à l’inviter à soumettre une question à la Chambre des communes ou à remettre vos demandes directement au bureau du premier ministre.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

11. Après la rencontre, on fait quoi?
 
Il faut rédiger une lettre de remerciements et de suivi. On remercie le ou la députéE pour avoir accueilli la délégation. On lui rappelle ensuite quels engagements ont été pris, de part et d’autre. On indique aussi les échéances sur lesquelles on s’est entendu, si c’est le cas. On termine la lettre en invitant notre députéE à nous informer de toute activité parlementaire qui pourrait nous intéresser.
 
 
 
 
Pour informations :
 A/S SOS-Colombie
Comité pour les droits humains en Amérique latine
514.387.5550

 

 

Commentaires

Bueno, a partir de leer tan

Portrait de Alogo
Bueno, a partir de leer tan ridicula nota, me doy cuenta que la persona que escribe esto no se ha tomado la molestia de venir a Colombia a constatar la informacion que aqui da, que por su puesto alguna es cierta, es cierto que hay mucha gente desplazada, por que la guerrilla y la guerra interna a abusado de los ciudadanos, pero el gobierno con su interes ha estado combatiendo este mal para erradicarlo de nuestro pais, Pero quiero invitarlos, a que vengan y vean con sus ojos de lo que es realmente Colombia. Yo engo 23 anos de edad, y vivo en Colombia desde mi nacimiento, y sigo vivo, jamas en mi vida he visto un guerrillero, ni a ninguna fuerza armada que no pertenezca al gobierno de Colombia, Jamas he estado en un enfrentamiento armado entre revolucionarios y fuerzas gubernamentales, jamas he visto muertos en las calles. Reconozco que Colombia no es un pais desarrollado, que nos hace falta trabajar para ser como Canada, pais al que aprecio y amo por que me albergo por un largo tiempo, en el cual aprendi muchas cosas, y me duele leer notas como esta, que antes que cualquier cosa, es malintencionada, por que Colombia necesita un ayuda, y que mas de paises que tienen experiencia y organizacion que aportarnos. No veo el problema, la problematica que puede tener directamente este tratado de libre intercambio. Colombia es un pais que debe conocerse, para que todos y cada uno de los que escriben sin saber ni siquiera cual es nuestra capital, que se guia por estadisticas numeros que muchas veces no concuerdan con la realidad, por que, Si, Colombia es un pais atrasado, pero aqui, mi mama y mi papa tienen un trabajo honorable, tengo carro tengo internet y tenemos 2 telefonos celulares cada uno, las condiciones de vida son contrastantes, pero trabajamos para que se reduscan las distancias entre una clase social y la otra. Pero si por ser un peor pais, no tan bueno como Canada, nos quieren quitar un apoyo, una mano, Me da tristeza y me doy cuenta que lo que vivi en canada es una farza, una mentira, que la gente no es como yo pense que es, o como vi que era, la que nunca me daba la espalda. Con placer y agradecimiento por esta nota, desde Colombia. Cordial saludo, y un abrazo sincero.

Creo reconocer en usted a una

Portrait de visitor
Creo reconocer en usted a una de tantas personas que vienen a Canada alegando que las FARC las van a matar y viven de la ayuda del gobierno de Canada recibiendo 600 dolares por mes y trabajando sin declarar en oficios varios entre otros vendiendo coca en las discotecas o haciendo favores sexuales y como no les creen la historia y no aprenden los dos idiomas hablados entonces los expulsan por mentirosos y tienen que regresarse o quedarse como ilegales,A los ilegales no les regala dindero el gobierno canadiense entonces regresan a Colombia a decir mentiras contar los colombianos y la sociedad canadiense que les rindo lo mejor a ratas de esta talla. Il faut dire la verite ostie (si es que entiende¡¡¡¡)

Entre los campesinos del

Portrait de Pedro
Entre los campesinos del altiplano cundiboyasence existe un dicho muy popularizado, que en su conjunto explica el carácter de su comentario: “La ignorancia es atrevida”. Y es que lo mas grave no es que lo canadienses constaten o no la información que escriben acá (La cual desde luego existe, y es muy fácil de encontrar: es publicada a diario en los periódicos y emitida en los noticieros, a pesar del servilismo absoluto de estos al gobierno Uribe), sino que un colombiano que dice vivir en Colombia diga la siguiente estupidez: “es cierto que hay mucha gente desplazada, por que la guerrilla y la guerra interna a abusado de los ciudadanos, pero el gobierno con su interés ha estado combatiendo este mal para erradicarlo de nuestro país, Pero quiero invitarlos, a que vengan y vean con sus ojos de lo que es realmente Colombia” Me gustaría precisar los siguientes aspectos: 1) No se trata de mucha gente, se trata de 4 millones de colombianos en desplazamiento forzado interno, lo que su querido presidente, osó denominar “migraciones internas”, como si se tratase de una de las ventajas turísticas de la (in)seguridad democrática; 2) “La guerrilla y la guerra interna”, pero luego los paramilitares no existieron, o es usted acaso un ingenuo o ingenua que todavía creen que los paramilitares fueron esos señores “altruistas” (símbolo de la unidad de pobres y ricos), que se asociaron para cuidarle las tierras a otros SEÑORES (y esto en términos feudales), estos también muy “nobles y altruistas” que habían logrado sus tierras anteriormente, gracias a la divina providencia de la ornitología politico-criminal de Colombia (Para que me entienda gracias a “chulos” y “pájaros”), y que gracias a esos “nobles” paramilitares, hoy en día tienen muchas mas tierra de las que tenían (Y estamos hablando de los Santos, Holgín, Uribe, Guechem, Maloff, Escobar), las cuales pertenecían a esos que usted llama “Mucha gente desplazada”. 3) Usted habla de la guerra interna, pero resulta que eso no es una categoría abstracta que existe por si misma, la guerra es producto de los seres humanos, y por si no lo recuerda quiénes nos la impusieron a los colombianos, fueron esos mismos que hoy en día rodean a Alvaro Uribe Vélez, o ¿ya olvido los mas de 300.000 entre 1948 y 1954?, o ¿los muertos producto de la expansión terrateniente entre 1956 y 1971?, o ¿lo peor aun, los muertos producidos por la emergencia mafiosa (La cual empezó en las familias mas adineradas d este país y en la que los Uribe, participaron activamente, o no le suena el caso de guitarrillo y da la hacienda narcoparamilitar de guacamayas) , entre 1974 hasta nuestros días, la que se consolido en el 2002 con la elección del Actual presidente?. Esta guerra no es solo el producto de unos locos con barba enmarañada que se metieron al monte porque un día cualquiera les dio un capricho incontenible de disparar contra los “nobles terratenientes” , que reclamaban con la justicia divina que nos dejo la lógica spenceriana de “la supervivencia del mas fuerte”, las tierra de esos campesinos que se defendían, guerrilla que por el contacto permanente con las amplias Zonas marginales de este país, termino involucrada con narcotraficantes y hampones, y no tuvo su origen en el deseo mezquino de aumentar la riqueza. Es también el producto de una elite que se ha beneficiado de ella, porque mientras los campesinos tienen que vivir el “Vive Colombia viaja por ella” de Uribe (En los mejores Resorts- La plaza de Bolívar, los barrios marginales, las esquinas de los semáforos, etc) Los ricos, eso que apoyaron los paramilitares y las 2 elecciones de Uribe, poseen en este momento las 15 Millones de hectáreas más productivas del país, para mantener sus lujos caballos de cientos de millones, mientras un pueblo entero se muere de hambre. 4) Me sorprende que hable de un gobierno tratando de erradicar un mal, dicha erradicación se ha basado en el exterminio de miles de campesinos, indígenas, sindicalistas, jóvenes, trabajadores, mujeres, niños, etc… O ¿Olvidó que en la masacre de ARO, el doctor Alvaro Uribe Vélez, fue personalmente a felicitar a los militares que participaron en ella, dándoles fuerza con la siguiente frase “Buen trabajo muchachos”? Y además esta extraditando a los paramilitares, antes de que confiesen y entregue todas las tierras que se robaron, y que digan los nombres de los políticos que los patrocinaron, haciendo imposible la justicia y la reparación que millones de colombianos desean; 4) Por ultimo yo quiero hacerle una invitación, viaje por Colombia, (si puede), pero a la Colombia olvidada, esa que yo conozco, esa que esta compuesta de 976 municipios en zona roja de guerra, porque es seguro que entre Cerdritos, hacienda santa barbara, el poblado, san Fernando y otros barrios de clase alta, no encontrara sino los culpables de esta guerra, retozando sobre millones de muertos, pero la guerra en carne y hueso, la puede ver si toma un bus a ciudad Bolívar, la comuna 13 u otros barrios, por favor infórmese usted, que vergüenza que un colombiano no tenga ni idea de lo que pasa en el país, y todavía siga creyendo que por leer el tiempo y ver RCN, es la persona mas informada sobre la realidad colombiana. Por favor lea, infórmese, viaje por la Colombia olvidada, no los sitios turísticos que necesitan 60.000 para poderlos visitar y deje de escribir tantas pendejadas de celulares y carros, es hora que sea serio con su país y se informe antes de decir tantas pendejadas. Por cierto le dejo una preguntica de cultura general sobre nuestro país- ¿Sabe usted quien fue elegido en 1982 como congresista con 16.650?- le doy una pista, su primo y complice, fué hasta hace muy poco, asesor presidencial...... Es algo que todo colombiano que se crea bien informado debe saber.

3 CORRECCIONES: 1) Caso

Portrait de Pedro
3 CORRECCIONES: 1) Caso guaitarilla y no guitarrillo, 2) es cedritos y no cerdritos, 3) necesitan 60.000 soldados, y no 60.000 solo. La Respuesta es PABLO ESCOBAR GAVIRIA, primo hermano de JOSÉ OBDULIO GAVIRIA, ex-asesor y gran amigo (Y cómplice ) de ALvaro Uribe Vélez. ATT: PEDRO

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